Peugeot électrique

La stratégie de PSA (Peugeot-Citroën, Opel) pour la voiture électrique : flexibilité et réduction des coûts

Peugeot est une marque automobile française qui a débuté sur le marché des bicyclettes et des moulins à café. En 1974, Peugeot rachète Citroën et crée le groupe PSA Peugeot-Citroën (deuxième constructeur automobile européen). Cette fusion a renforcé la position mondiale de l’entreprise et a permis une percée majeure dans le domaine de la technologie électrique et du marché automobile zéro émission.

Le groupe PSA (Peugeot-Citroën, Opel) ne s’est que récemment fortement engagé dans la voiture électrique. Bien que la société ait déjà lancé des modèles tels que Citroën C-Zero, e-Mehari et e-Berlingo, ainsi que Peugeot iOn et Partner Electric, tous ces véhicules étaient (et sont) des ventes minoritaires.
Mais cela va changer à court terme, puisque Peugeot vient de lancer ses nouveautés avec la e-208 et le SUV e-2008. Elles seront suivies par d’autres modèles de véhicules électriques comme les utilitaires Peugeot Partner/Rifter et Peugeot Traveler/Expert. Bien évidemment, le segment de la citadine compacte ne sera pas en reste avec la petite citadine ION déjà commercialisée.

habitacle-e-2008

Du moteur thermique essence et diesel au tout électrique

Tout cela sera possible grâce à la stratégie de PSA axée sur la flexibilité et la rentabilité : ses deux plates-formes de combustion modulaires seront dotées d’une motorisation 100% électrique, ce qui permettra de réaliser des économies significatives en créant des voitures électriques issues de modèles largement diffusés tels que la Peugeot 208.

Ainsi, si les plates-formes e-CMP et EMP2 électriques (cette dernière n’étant pas encore présentée) ne permettront pas de tirer les mêmes bénéfices des caractéristiques d’une voiture électrique en termes de distribution mécanique et d’habitabilité, comme les architectures dédiées (plate-forme MEB de Volkswagen, plate-forme CMF-EV de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, etc), elles seront beaucoup moins coûteuses à court et moyen terme.

De plus, des modèles comme le Hyundai Kona Electric ou le KIA e-Niro nous ont montré que, bien adaptés, les voitures thermiques transformées en voitures électriques peuvent être tout aussi attrayantes que celles conçues dès le départ pour n’accueillir que des batteries rechargeables. Par conséquent, d’un point de vue commercial, le pari de PSA est sûr et non risqué, mais non sans intérêt. En termes de moteur électrique Peugeot entend bien venir jouer les agitateurs en proposant des versions musclées de certains de ses modèles (la berline coupée concept-car e-legend équipée d’une batterie lithium ion à recharge rapide en est la preuve !). Le véhicule électrique selon Peugeot laisse augurer de belles versions à venir.

peugeot-e-legend

Par ailleurs, le groupe français a un atout : sa collaboration avec le groupe chinois Dongfeng, qui remonte au début des années 1990, lui permettra de réduire ses coûts de développement (la plate-forme e-CMP a été développée à mi-chemin avec cette société) et d’accéder au marché chinois, le plus important au monde pour la vente de voitures électriques (en Asie, ce sont les véhicules Volkswagen qui dominent, et cette région est également essentielle pour le groupe allemand en termes de succès de sa stratégie électrique).

 

Crédit photos Peugeot